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Devinez la chute de La Mort d’un héros , par Lorenzo

samedi 20 novembre 2010, par M. Gillmann

Les élèves de 3ème C ont rédigé des nouvelles à chute. Elles sont publiées sur le site, sans la fin : à vous, chers lecteurs, de la deviner et de la poster en cliquant sur "Répondre à cet article". Les chutes originales seront publiées dans trois semaines.

Depuis six ans, toutes les personnes que je croise dans la rue me considèrent comme un héros, chaque homme ou femme qui m’aperçoit vient vers moi. Comme d’habitude, je fuis.

Tout ça commença alors que je me trouvais dans un hôpital de Paris. Le bâtiment se mit à brûler, à cause d’un pyromane, a-t-on dit plus tard. Moi, trouillard comme je suis, je m’étais caché sous un bureau, les locaux étaient déserts. Un nuage de fumée envahissait progressivement la salle, et je m’attendais à une mort prochaine.

Soudain, j’entendis une femme crier avec son bébé. Je traversai le rideau de fumée et partis la secourir. Elle était dans la cafétéria. Je me saisis d’un extincteur accroché au mur, j’emmenai la femme avec moi. J’éteignais toutes les flammes que je voyais sur mon chemin. Nous sortîmes par la sortie de secours et rejoignîmes toutes les personnes qui s’étaient attroupées devant l’hôpital. Je dégoulinais de sueur comme si je sortais de la douche. La jeune femme courut retrouver son mari dans la foule. Le visage de cet homme était intensément crispé. Il avait dû avoir très peur.

On était assez proches de la Tour Eiffel, si bien qu’une foule immense de badauds s’était formée. Tous me regardaient, l’œil admiratif. Les journalistes se précipitèrent sur moi. Je fuis, comme d’habitude.

Quelques heures plus tard, je prenais conscience qu’une partie de moi était courageuse. Le lendemain, j’étais acclamé dans la presse, et je ne pouvais faire un pas sans que l’on vînt me féliciter.

Le temps passa, puis deux ans plus tard, j’eus un enfant avec une femme que je rencontrai dans un restaurant. Mon enfant se nommait Martin, il avait de magnifiques yeux verts, qui contrastaient avec les yeux marron de ses parents.

Ce matin, ma femme a trouvé une lettre sur la table de la cuisine : « Martin ne vous sera remis que si vous vous rendez dans les ruines de l’hôpital incendié il y a six ans. »

Je me rends immédiatement sur les lieux. Alors que j’attends devant ce qui a dû être le hall de l’hôpital, j’entends un enfant crier derrière un pan de mur. Je me dirige dans sa direction. Je suis stupéfait de voir qu’à côté de Martin se tient un homme, dans l’ombre. Son visage est éclairé par un rayon de soleil, et fait ressortir le vert éclatant de ses yeux. Il tire de sa poche un revolver...

Pour connaître la chute, cliquez ici...

Messages

  • Il tire de sa poche un revolver...
    Et son visage me revient soudain en mémoire : c’est le mari de celle que j’ai sauvée, il y a six ans !
    Son regard me semble pourtant bien plus familier. Et ma femme aussi semble le reconnaître, alors qu’elle n’était pas avec moi lors de l’incendie...
    "Merci d’avoir sauvé ma femme, mais j’ai trouvé un autre moyen de la tuer", me lance-t-il, impassible.
    Et là, je le vois, juste à côté de Martin, leur ressemblance est si frappante que j’ai envie de hurler. Sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit, il appuie sur la gâchette.

  • L’homme au revolver adressa un regard de jalousie ! C’ÉTAIT SON PÈRE BIOLOGIQUE !!!!!!! Et là tout s’éclaira. Moi, ce héros, j’avais sauvé cet enfant et cette femme des flammes (elle était devenue mon épouse), j’avais retrouvé son ex-mari. Tant de cruauté, il voulait kidnapper son propre fils.

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